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    "notes": "Remballez vos machines de guerre, ici on carbure au Commodore 64 et à la Master-System.\nOn reste dans la nostalgie, mais on la mélange avec de la guitare, des scratchs, un flow atypique, un peu d'humour, un peu de méchanceté, beaucoup de sexe... Non, je déconne pour le sexe, mais je me disais que ça vous donnerait peut-être envie de télécharger le disque...\nOn est sans cesse entre le rap et le jeu vidéo, on va jusqu'au bout du concept... Chaque jeu a sa musique, son univers, retranscrit le plus fidèlement possible... (Enfin, vous verrez que ma perception de cette fidelité reste très subjective).\n1. Press any button to start (from Platoon - C64)\nINSTRUMENTAL\n2. Sonic\n- Venu pour faire des dégâts, v'la le ptit belge schyzo\nCommodore et Sega, c'était mes géniteurs, marmot\nJ'viens d'une époque où c'était créatif, pas combatif\nPas de joueurs en réseaux se prenant pour des grands sportifs\n- Quelque part dans ton cerveau, mon son de l'hérisson défile\nNourrissant l'penchant zoophile, fustigeant le côté subtil\nInutile de contredire mes goûts, même si tu bandes, écoute\nTrop tard, t'as découvert ce monde par le biais de Bandicoot\n- Oublie, comme le virtual boy, tu fous la migraine\nRentre dans mon master system, suis-moi, prends-en d'la graine\nMais nan, t'es pas Eggman, juste un Crazy Frog visqueux.\nDe Tails, t'as l'air naïf mais pas la maîtrise de la queue\n- C'est pour ceux dont les pouces excellent sur les vieux joysticks.\nRespectent l'héros en pixels qui s'battait dans cette \"cave mystique\"\nPardonnent la bêtise de cette zique, en voient l'aspect nostalgique\ndans une époque de jeux louches au niveau idéologique\nJ't'explique…\n- Dans chaque domaine, les ancêtres subissent toujours plus de pompage\nLes jeux de mon enfance explosent toutes ces copies de bas-étages.\nJette ta Lara Croft au milieu de tous les monstres de Rampage\nTu comprendras qu'la force du jeu n's'améliore pas avec l'âge.\nPas de panique - même si tout le monde est corrompu\nMême si le fric – et la course au revenu\nsont la seule chose qui s'applique - dans cet univers farfelu. Rien n'est perdu…\nCar Sonic vient vous boter le cul.\n- Plus rapide et plus déjanté, je file toujours plus haut\nMéfie toi d'la santé d'un gars qui rappe sur des jeux vidéos\nJe suis l'hérisson bleu, efficace, astucieux\nReprésente ce qu'il y a de mieux dans ce milieu devenu rodéo\n- Avant, ma mère disait \"Lache la console, le dîner refroidit\"\nQu'est-ce que je m'en fou, bordel, Robotnik me poursuit\nUn méchant veut me réduire à néant, je reste sur mes gardes.\nJ'devais rester 5h devant l'écran car il n'y avait pas d'sauvegarde\n- Petit, avant d'être EBS, et de rapper des thèmes dark\nJ'préférais m'occuper à faire du buisness dans theme park\nFaire sauter les attractions avec les gens qui crient au secours.\nVirer les flics juste après embauche pour qu'une grève prenne cours.\n- Puis latter les couilles d'un sumo avec mon cher Bruce Lee\nDiriger Mr Robot, Zorro et les Gremlins aussi\nC'était l'temps des tonnes de concepts prometteurs, innovants\nMaintenant tu mates le cul de tes sims ou bien tu butes des talibans\n- Voila pourquoi j'ouvre un nouveau créneau, qu'les gens en profitent\nL'MC le plus piquant de tout le Hainaut, ou l'plus nostalgique\nLaisse moi amasser les anneaux, pour qu'au - scoring, je te nique.\nEnfin, j'fait tourner le panneau, cadeau: check le style Sonic!\n- J'attaque en 2 temps, 3 mouv', les persos 2D, j'approuve\nLes graphismes j'm'en branle, c'est le gameplay l'important, je trouve\nQu'il faut avouer les faits, je me rappelle des spin dash, l'effet\nQu'ça faisait, les jeux d'antan restent les plus frais, je le prouve.\n- Du temps où il n'y avait pas de baston générale de fans qui par cohortes\nSe marchaient dessus pour avoir la console dès ouverture des portes.\nA minuit une, avant rupture de stock à minuit 2.\nJ'suis venu rappeler aux cafardeux, une ex-passion maintenant morte.\n- Ou presque, toujours les mêmes jeux de rôle, l'imagination se meurt\nDes bouses appréciées par ceux qui s'estiment hardcore gamers\nL'horreur, et marre des émulateurs où les actions retardent\nLaisse moi brancher sur le téléviseur toutes mes consoles ringardes\n- School, World Games, Donald Duck playground, California games, megaman, arkanoïd et pang, Aztec Adventures, Speedball 2, Skate or die,  Comix zone, hot weels d'Epyx, Spy versus Spy…\nOù sont passé ces concepts…\nDans l'trou du cul de sony, et comme compensation un 30ème Final Fantasy\nY'en a beaucoup pour qui leur bouse suffit, c'est vrai que ça fait du fric\nMais n'oublie pas c'qui suit, mon petit: t'iras pas plus vite que Sonic.\nMa conception du jeu n'a pas d'limite, j'vous propose mon style\nVous sort mes rimes d'ancien joueur ermite, en milieu hostile\nSi tu m'imites, restant donc sans mérite, pendu à mes fils\nJ'te répondrai comme le doc Amrith: \"prends ta came et file\".\nAllez dégage, maintenant, retourne jouer à Second life, mec. T'aurais du t'arrêter au tamagotchi…C'est EBSonic contre Laurent Boutnik.\n3. Lemmings\n- La trappe s'ouvre, déjà je souris, mes mains se frottent\ncar chutent tous mes cobayes qui, à peine arrivés, trottent\nPour vous, c'est navrant, comme distinction, y'aura carotte\nL'entreprise va d'l'avant, hors de question qu'le plan capote\n- Je commande dans les caves, pas sous un ciel azuréen\nAvec une main de fer cachée sous l'ordre épicurien\nVoilà comment aujourd'hui, on devient tous lémuriens\nDu taffe et une paie pourrie, à part ça, y'a plus rien\n-Sous ma sainte providence, tout ton salaire de jour\nTu le claqueras dans un plein d'essence sur le chemin du retour\nPour te permettre de venir retravailler demain de plus belle\nPas de panique, tes surplus, l'état les prends sous sa tutelle\n- Construis un pont, tourne en rond puis creuse un caniveau\nUne fois à destination, t'arrives juste au prochain niveau\nTous s'affairent autour du patronat comme pivot\nSi le boulot est Dieu, pour sur, le peuple est dévot\n- Dirigeant sévère, j'ne permets pas la moindre erreur\nAu moindre pas d'travers, une dure sanction sera de rigueur\nJ'immobilise, renvoie, explose chaque ouvrir d'un clic\nMe moque éperdument des conséquences que ça implique\n-Vous êtes là pour suer, par vos pioches ou vos bras\nNigauds comme vous êtes, vous banderez quand votre salaire tombera\nComblera vos manques. Pendant qu'moi, au repos, j'ordonne\nSacrifie quelques têtes dans les tâches que j'coordone\n- Toi, grimpe, construit, rampe, détruit\nVide, remplis. Crève, sans bruit.\nCreuse un puit, saute en parapluie, c'est c'qu'on t'instruit\nEt puis fige-toi, ducon, t'es le pigeon que je sacrifie\nExécutez tous mes caprices ou bien je passe au plan B\nUn compteur loin d'être factice risque de vous surplomber\nObéissez sagement et quelques uns seront sauvés\nDécevez moi un seul instant et je vous ferai exploser\n- Le seul élément douteux, c'est celui qui contrôle\nLes travailleurs, eux, partent et viennent à tour de rôle\nAu foyer, peu d'temps libre ou d'air, surtout des tâches\nFamiliales, administratives ou ménagères sur les épaules.\n- Les conditions de travail pour certains sont abjectes\nBon adjectif, quand les uns crèvent, les autres jactent\nQu'ils manient la bureautique ou le marteau-piqueur\nIls espèrent plus que le droit d'se soulager dans les liqueurs\n- Voilà mes lemmings, bons et fidèles employés\nInutile de vous choyer, une fois toutes mes forces déployées\nSoyez disciplinés et vous pourrez payer votre loyer\nSi je vous lâche, bande de cons, vous allez cramer ou vous noyer\n- Travaillez, c'est la santé, imitez les fourmis\nAdoptez un train de vie à vous en donner le tournis\nLe zèle est permis, joins-toi à ceux qu'on manipule\n10 heures par jour sur les chantiers par temps de canicule\n- Je prends un plaisir fou à voir ces ptites bêtes au boulot\nS'pêter les yeux, s'salir les mains, souffrir de douleurs au dos\nMoi, à l'aise dans mon bureau, un site porno et une canette\nLe monde est un jeu vidéo, les riches ont la manette\n- Toi, grimpe, construit, rampe, détruit\nVide, remplis. Crève sans bruit.\nCreuse un puit, saute en parapluie, c'est c'qu'on t'instruit\nEt puis fige-toi, ducon, t'es le pigeon que je sacrifie\nExécutez tous mes caprices ou bien je passe au plan B\nUn compteur loin d'être factice risque de vous surplomber\nObéissez sagement et quelques uns seront sauvés\nDécevez moi un seul instant et je vous ferai exploser\n4. Robocop\n- A l’époque où Robocop jouait aux figurines\nIl exécutait sans scrupule ceux qui commirent des crimes\nOn le faisait tous avec plaisir mais candeur enfantine\nIl n’a jamais vraiment grandi depuis, c’est ça qui me chagrine\n- Depuis, désespéré, il veut changer la société\nEt choisit une autre destinée, pour que les autres cessent de ricaner\nCelle d’une petite année où les étudiants sont payés\nCelle qui permettait de tirer sans qu’les procès viennent t’écraser\n- Celle qui permet d’crâner, celle qui permet d’blâmer\nLes mauvaises herbes alors qu’on est soi-même fané\nCelle qui permet d’flâner, sans jamais être assigné\nParce que la justice a un panel d’autres coupables tout désignés.\n- Ce qui me choque le plus, où je veux lui dire qu’il se vautre\nSa conviction profonde de valoir plus que les autres\nEn fait, je lui ai dis mais il s’en fout, si fier de son costume\nIl détruit des vies, yeux fermés, mais crois moi, il assume\n- Il dispose du soutien de bien de ses contemporains\nQui pensent qu’il détient dans des mains la puissance d’un souverain\nMais ce n’est pas le tout puissant qui agit par ses actes\nJuste un crétin d’impotent qui préfère l’arrogance au tact\n- Sa tactique est claire, se servir de son insigne\nPlus que de son cerveau dont il n’attend plus un signe\nIndigne car lâche, c’est la base de son choix de carrière\nAvec un poil de racisme et une attirance pour la bière\n- Pourquoi j’pourrais pas l’humilier, lui n’a pas hésité\nQuand il est venu visiter là où j’étais censé habiter\nQue j’magouille ces conneries flattait sa dite supériorité\nNotre précarité financière n’est pas dans ses priorités\n- Il veut juste que règnent les lois, lesquelles sont déjà pourries\nAu lieu de faire profil bas, il s’prend pour l’inspecteur Harry\nIl aime se soulager sur les jeunes de la haine qui le nourrit\nMais il viendra chialer quand il payera enfin ses conneries\n- Robocop fait souvent l’erreur de prendre le quartier pour soin règne\nCela étant, les petites gens qu’il dédaigne\nN’ont ni la crainte ni le respect qu’il croit inspirer, ils feignent\nLe plus drôle ? Robocop demande sans cesse qu’on le plaigne !\n- Il oublie que sa place, il l’a bien choisie\nJustifie sa rancœur par sa condition moisie\nL’immunité qu’il désire pour frimer à son loisir\nEst difficile à obtenir donc il s’défoule sur l’ecstasy\n- J’exagère, je les mets tous dans le même panier\nCeci dit, je tire des mots alors qu’eux peuvent nous saigner\nUne insigne ne te hausse pas, un baggy ne te fausse pas\nQuand on est une merde, on l’reste, on doit juste porter sa croix\n- On est tous égaux en droit, moi je suis au courant\nRobocop, lui, parfois, n’a pas l’air d’en être conscient\nDonc certains délinquants veulent lui en foutre plein les dents….\n« sample »\n- Tu me diras que ce sont juste des hommes, je me demande si\nCertains pètent un câble à cause de réformes en dents de scie\nJ’aimerais tant penser que Robocop a des collègues qui valent mieux que lui\nCe rêve nous serait cher autant qu’la résurrection des Totsi\n- Reste que les pourris là bas se comptent toujours à la pelle\nQu’ils viendront après le combat quand une victime les appelle\nTu crois qu’ils sont déjà en train de rétablir l’ordre en ville\nAlors qu’ils se masturbent devant leurs dernières saisies pédophiles\n- Robocop se croit au dessus, mais d’après c’que j’en ai vu\nÇa reste un beauf de plus qui bande devant les jantes alu\nQu’il regarde donc ses vices avant de condamner nos sévices\nNous on lui casses rarement les couilles quand il se saoûle en plein service\n- Robocop n’a pas de couille, sonne à ma porte en pestant\nPrétend n’avoir jamais dit ce qu’il m’a balancé 2 semaines avant\nQuel courage, j’m’étonne plus de voir une bande de flic lestant\nDe coups de 6 matraques le dernier des manifestants restants.\n-C’est triste, même ses supporters n’osent plus le solliciter\nPar miracle, s’il vient, c’est nonchalant ou surexcité\nEvitez-moi, vous n’obtiendrez pas de moi un doux geste\nPourquoi ? Parce que votre orgueil m’est complètement indigeste\n- Maintenant qu’j’ai poussé mon dégoût à son paroxysme\nEt te flanque d’avance dans l’cul tes remarques sur mon manichéisme\nJe m’en vais reprendre mon joypad, et avec mon Robocop\nJ’massacrerai tous les gangsters, c’est le paradoxe dans mon sadisme\n5. Double Dragon\nMoi c’est Jimmy, moi Billy, Habile et embellis…\nA fond contre le délit quand le crime Avilit,\nQuand les langues se délient. Quand leurs membres se rallient\nSi l’ennemi nous salit, Avec force, on s’allie\nOn l’repeint, comme Dali. Comme mohamed ali\nIl nous voit, il pâlit, à nos manques, on pallie\nLa passion idyllique, Le coma éthylique\nPas compris ? Tu relis, choqué par notre éthique\nCar quand on nous critique, c’est par les poings que l’on réplique\n- Comme tous les enfants timides et introvertis\nJe soulageais ma frustration via quelques parties\nAdepte des jeux de baston, pour public averti\nMême aujourd’hui, on dit des gosses que ça les perverti\n- Je suis pas trop Kawashima et son entraînement cérébral\nJ’préfère quand sub-zero arrache des colonnes vertébrales\nFace à mon style, Les Black warriors deviennent Fébrile\nLeur faire sauter le crâne s’avère être la quête de mon graal\n- Que ce soit avec les joypad à l’ancienne,\nles frappes qui sortent d’un seul bouton ou d’une quinzaine\nJe cherche un exutoire, une sorte de défouloir\nEt prendre du plaisir quand mes adversaires saignent\n- Mon enfance sans Game Boy, c’t’une nympho sans sex toy\nDerrière l’écran, j’étais à l’abri comme le prépuce d’un goy\nGoya n’était pas mon idole, c’était plutôt Blanka\nDans Street Fighter et dans Virtua, Geoffrey ou Akira\n- Tu vois, des gueules j’en ai pété des tonnes en virtuel\nA l’époque déjà, on disait que j’en deviendrais cruel\net Instable, comme quoi les gens sont vraiment capables\nD’inventer de faux coupables, quand ils craignent les réels.\nDouble dragon, double attaque, double claque... Prends une\nDouble ration de coups de poings, et rejoins notre\nCorporation des street-fighter via la manette\nLa violation de la pudeur ne rend pas honnête\nC’est là qu’on voit qui sont les vrais durs\nPas de place pour les faux, les poseurs.\nSans look, sans bling et sans fioritures\nLa vraie vie, dehors, c’est pour les loosers.\n- J’ai appris à me défouler sur International Karaté\nAvant ses copies ratées, d’origines ou piratées\n20 ans de jeux pour latter, les burnes et se voir tenté\nDe rire quand on voit se réduire l’autre barre de santé.\n- Avant, c’était 10 combattants complets à prendre en main\nMaintenant t’en as 50 mais insipides aux coups communs\nComme un fanatique, j’apprenais chaque technique\nHard comme arracher un bras ou soft comme des baffes aux romains\n- J’passais plus de temps en entraînement que dans l’arène\nMétaphore de ma vie qui préfère le studio à la scène\nSaigne, souffre, c'est bon pour mon mental\nSaigne à en faire trembler le contrôle parental\n- Double dragon, car il faut être 2 pour se cogner\nDe souvenirs, les 2 frères héros finissent par se castagner\nTout ça pour sauter Mariane, qui en petite jupe se pavane\nMate la baston pour sucer celui qui va gagner\n- La garce, cette effusion de sang ne serait-elle qu’une\nFarce, visant à faire fuir les bien pensant jusque\nMars, les JV sont moins gore que les JT,\nDonc continue à cogiter, ce sera ptet efficace.\nDouble dragon, double attaque, double claque... Prends une\nDouble ration de coups de poings, et rejoins notre\nCorporation des street-fighter via la manette\nLa violation de la pudeur ne rend pas honnête\nC’est là qu’on voit qui sont les vrais durs\nPas de place pour les faux, les poseurs.\nSans look, sans bling et sans fioritures\nLa vraie vie, dehors, c’est pour les loosers.\n- La bête noire du jeu vidéo, celle où les coups fusent\nQu’on soupçonne de fourvoyer une jeunesse déjà confuse\nD’abord on accuse, ce qui nous amuse\nCar la détente est vue comme un péché dont on abuse\n- Ok et bien, je m’en fou, je suis un connard odieux\nJe m’offre chaque jour le droit de commettre un crime ou deux\nLa jeunesse est en perdition, peu importe la partition\nL’instrument est désaccordé, t’auras rien de mélodieux\n- J’avoue, nos vies dépendent des jeux qu’on a connus\nTu finiras au Ku-Klux Klan si tu joues au pendu.\nQuand je joue à hot run, j’écrase les gosses en rue.\nSi je joue à Mario, j’écrase les tortues sous mon cul\n- Quand je joue à Golden Axe, je tue mon chien au glaive\nQuand je joue à Pong, je me prends pour Jean-Michel Saive\nQuand je joue à Boulder Dash, je creuse dans mon jardin\nQuand je joue à Fifa, j’veux m’faire séçu dans les gradins\n- Ok j’plaisante, mais ce disque n’est qu’une vaste blague\nPour les gamers qui ont surfé sur cette vaste vague\nAu lieu de juste causer, à s’en foutre la nausée.\nS’en sont mis sur la gueule par pixels interposés.\nRefrain\n6. Worms\n- C'est la guerre des vers, des vers de terres, des beaux textes\nDe tous les soldats qui espèrent que leurs raisons sont complexes…\nDe ceux qui restent fidèles et de ceux qui retournent leur veste\nEt au final, on perd nos ailes car y'a plus que la merde qui reste\n- On ne vit plus, on survit, et c'est chacun pour sa gueule\nJusqu'à ce que nos biens nous isolent, enfin, une fois seul\nOn s'enferme dans son mal-être; dans sa condition d'base\nMatant le monde d'une fenêtre, car ailleurs on t'baise\n- Certains balaises ont une notion très personnelle du courage\nTrop endormis pour constater dans leur crâne, le bourrage\nOn leur donne un fusil, leur ordonne de viser d'autres races\nMême en marchant dans la merde, ils sont fier de laisser une trace\n- Alors, armons-nous jusqu'au dent, restons original     \"OUAIS!\"\nProvoquons les méchants avec tout notre arsenal          \"OUAIS!\"\nSuivons le troupeau des vers en vert, cœur de pierre\nÂme de verre, droit devant mes chers frères, pour se ramasser la première balle\n(Connerie)\n- Tu crois en ta prestance, t'es qu'une tache dans l'continent\nT'es ni le plat de résistance, ni même un de ses condiments.\nEt finalement, tu souffriras d'Alzheimer et d'incontinence\nMec, des merdes c'est ce qu'on demeure, à l'échelle d'un monde immense\n- C’est la guerre des vers, des vers de terre, des beaux textes\nDes générations, des religions, des races et des sexes\nDe tout ceux qui veulent se diviser encore et encore\nJusqu’à voir son prochain comme un simple élément du décor\n- La guerre de tous les rappeurs qui se tirent dans les pattes\nPassent leur vie à parler ghetto pour les frères que ça épate\nPendant que l’aristocratie exploite c’qui nous est vital\nEt se rit bien du hip hop au service du capital\n- On s’bat entre nous, on se car-jacke, ooon\nS’balance des coups, des coups d’matraque, noon\nL’homme est ignare. Le bout du tunnel est encore loin,\nEt les connards se pensent caïds quand ils volent leurs voisins\n- La rébellion capitule, ne subit que des mutineries\nQuand les discours subtils, flanchent sous la crétinerie\nQuand le seul bonheur qu’on connaît, c’est une veste Pierre Cardin\nUne pouf siliconée et une piscine dans le jardin\n- On se rend bien compte que l’homme est un drôle de ver\nGigote beaucoup, mais ne mène que les yeux fermés la guerre\nIl voit le monde entier agoniser mais reste taiseux\nVa savoir comment il peut oser penser y pondre ses oeufs\n- C'est la guerre des vers, des vers de terres, des beaux textes\nDe tous les soldats qui espèrent que leurs raisons sont complexes…\nMais c'est du néant…  Ce qu'ils veulent? C'est te descendre\nSe péter la gueule. La paix? moi j'dis paix à ses cendres.\n- Querelles incessantes, je précise en toute humilité\nQue les gens s'en battent de toute ma crédibilité\nMon rap restera à jamais d'une navrante futilité\nJ'patauge dans l'inutilité, faute à leur débilité\n- Mes vers viennent de la terre mais ne sont pas tous lubriques\nSévère avec leurs vers qui eux restent justes lombrics\nUne armature de fer face à leurs mesures drastiques\nUn art mature et fier, qui veut dépasser sa plastique.\n- En gros c'est c'que j'pratique, mon seul moyen d'attaque\nEt c'est là que s'ça complique, car la voix comme matraque\nN'est qu'un caillou face à aux obus de leur force militaire\nEt rien ne pourra tempérer leur ton autoritaire\n- Je jette pas l'éponge, je perdrai, mais par K.O\nMaintenant que j'y songe, je mourrai, donc pas d'cadeaux\nMes gosses seront encore plus chiants que moi, je l'espère\nS'ils me disent \"Papa, j'veux changer le monde\". Beh, Je laisserai faire.\n- La frappe doit faire plus que mal et laisser des contusions\nPour que le but initial puisse prêter à confusion\nOn peut tuer quelques personnes, ça ne changera pas la donne.\nDonc nos actes restent frivoles. Tel sera ma conclusion\n- Que ton style soit belliciste ou lyriciste, beaucoup résistent\nTous on insiste, brouillant les pistes, s'prenant pour des avant-gardistes\nMais ne se désistent ni les racistes ni les juristes. Nous sommes\nDes numéros sur une liste, des worms même si c'est triste, c'est triste, c'est triste…\n7. Arcade classics\n- Si on sortait s’enfermer, dans le noir complet\nQue j’raconte mes trucs de geek en 2 ou 3 couplets\nSur ce qu’on appelle les luna park, aussi\nLes games center, les salles d’arcade, pour ceux qui n’sont pas d’ici\n- Gosse, j’en étais fanatique, mais heureusement\nJe n’avais pas de fric, je choisissais les jeux judicieusement\nDes nouveautés branchées, aux jeux surannés, en fait\nSur que les néophytes mettraient ailleurs leurs pepetes\n- Mais j’reste sur mes pépites, c’est vrai que j’me répète\nIl faut bien qu’j’en profite, aujourd'hui c'est la fête\nJe déambule entre les jeux qui datent de l’avant-guerre\nEt le nouveau Tekken qui fera kiffer les petits frères\n- Je m’installe pour tester les jeux frais, efficaces\nJ’évite les simulations bidonnes, ce n’sont que des farces\nAu début, c’était pilotage, snowboard et mitraillettes\nMaintenant tu finis avec des simulations de tirage de braguette\n- Si tu veux faire du « casual », t’as les jeux de palettes\nCertains machos diront sans doute que c’est un jeu de tapette\nMais ça fait participer les mères, les sœurs et les épouses\nQui seront plus indulgentes après pour te laisser claquer ton flouse\n- Sur chaque borne, y’a des highscore, qui font 300 fois le tiens\nA croire qu’il y a des gars qui font qu’ça du soir au matin\nLes salles d’arcades sont les Las Vegas des pauvres.\nElles agacent les parents et vident les poches de leurs gamins.\n- J’observe ceux qui passent la vie aux attrapes-pigeons\nTentent d’attraper une peluche avec une pince à la con\nQui caresse plus qu’elle n’attrape, ma vie n’a qu’un but désormais\nÉchapper à celles qui veulent faire y passer mon porte-monnaie\n- Chouette, un jeune branlos arrive, fringué comme l’autre sexe\nVeut démontrer à sa ptite blonde qu’il en a dans l’biceps\nIl enfile un gant de boxe, prend un élan de 5 mètres\nEt fini par taper comme ta mamy qui dépoussière sa carpette\n- Après m’être moqué de la caille qui joue au roi du ring\nC’est le moment de montrer c’que j’vaut à Virtua racing\nAprès on enchaîne jusqu’à 8 joueurs à Daytona USA\nAvec toujours le convié de pierre surprise, qui ne jouera pas\n- Chié, les courses sur les bornes avantagent le perdant\nIl va 2 fois plus vite que celui qui se trouve juste devant\nBonnes ou mauvaises, prépare des excuses à foison\nPerdre, ok, mais faut une bonne raison et rester méprisant\n- Maintenant, un ptit jeu de flingues en coopératif\nQuoiqu’il arrive, la mauvaise foi d’abord : ton collègue est fautif\nLes adversaires n’en attaquent qu’un, l’autre finira l’jeu seul\nÀ s’faire botter l’arrière-train, le premier fera la gueule\n- Sous les rideaux d’une cabine, un écran géant à yeuter\nJe rêverai encore de tout ce sang quand j’irai me pieuter\nL’ironie c’est à la sortie, plus la peine de lutter\nMes yeux seront aussi rouges que ceux des zombies qu’je viens de buter\n- Il fut un temps, ces salles étaient mes jardins d’Eden\nTant d’heures passées à glander au Sportland de Bredene\nOn va dire que c’était reuch quand même de manger dans c’jardin\nDu coup, beaucoup n’touchent à rien, s’cantonnent au statut de radins\n- Faut dire que la conversion fut maniée d’une main d’escrocs\nIls ont fait passé les jeux de 20 francs belges à 1 euro\nVoila pourquoi je n’y met quasi plus les pieds\nJe suis devenu un de ces badauds qui se content d’épier\n- Assis dans mon divan, PC ou console de salon\nAprès tout, si le jeu devient sociale, où va-t-on\nIls l’ont voulu, j’éteins les lampes, mes contacts se raréfient\nC’est fait, c’est dit, je rejette le monde, je verrai mes potes par wifi\n- Fini, les luna park…\n8. Game over (from 1942 - Arcade)\nINSTRUMENTAL",
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